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Titre, sous-titres et structure d'une page

Le titre d'une page existe en deux exemplaires qui ne servent pas à la même chose, et une hiérarchie de sous-titres se lit avant d'être lue.

Par Léa Mis à jour le 3 min de lecture

Une page porte deux titres qui ne remplissent pas la même fonction, et une hiérarchie de sous-titres qui organise la lecture.

La balise title

Elle vit dans l'en-tête HTML, s'affiche dans l'onglet du navigateur, dans les résultats de recherche et dans les partages. Elle ne s'affiche pas dans la page.

Ce qui fonctionne : 50 à 60 caractères, le terme principal placé tôt, une formulation qui donne envie de cliquer plutôt qu'un empilement de mots-clés. La marque en fin de titre seulement si elle aide au clic.

Ce qui ne fonctionne pas : répéter le même mot trois fois, décrire la page dans les mots de l'entreprise plutôt que dans ceux du chercheur, ou dupliquer le titre sur trente pages.

Pourquoi Google réécrit votre titre

Le moteur remplace le titre affiché dans une part importante des cas. Il puise alors dans le H1, dans le texte des liens qui pointent vers la page, ou dans le contenu.

Les déclencheurs habituels : un titre trop long qui serait tronqué, un titre bourré de mots-clés, un titre identique sur plusieurs pages, ou un titre qui ne correspond pas à la requête posée.

On ne l'empêche pas. On réduit sa fréquence en écrivant un titre court, descriptif et unique, et en alignant H1 et title sur la même promesse.

Le H1

C'est le titre visible de la page, celui que lit un visiteur. Un seul par page.

Il peut différer de la balise title, et il le devrait souvent. Le title est écrit pour un résultat de recherche, avec ses contraintes de longueur ; le H1 est écrit pour quelqu'un qui vient d'arriver sur la page et qui veut être rassuré d'être au bon endroit.

La hiérarchie des sous-titres

Les niveaux H2 à H4 structurent le contenu. La règle est simple : pas de saut de niveau, un H3 se place sous un H2, jamais directement sous un H1.

Ce qui compte davantage que la mécanique : ce que les sous-titres racontent quand on ne lit qu'eux. Un lecteur pressé parcourt les titres avant de décider de lire. S'ils forment un résumé cohérent de la page, la structure est bonne. S'ils enchaînent « Introduction », « Nos atouts », « Conclusion », elle ne sert à rien.

Écrire des sous-titres qui travaillent

Trois habitudes font la différence.

Formuler des questions réelles. « Combien coûte un audit » vaut mieux que « Tarification ». Le lecteur se reconnaît, le moteur reconnaît la formulation.

Répondre dès la première phrase de la section. L'affirmation nette en ouverture, le développement ensuite. C'est la structure journalistique de la pyramide inversée, et c'est aussi ce qui rend un passage extractible, comme nous l'avons détaillé dans notre guide sur l'écriture pour les LLM.

Varier la construction. Si tous les H2 commencent par un verbe à l'infinitif, la page se lit comme un sommaire de procédure. Alterner questions, affirmations et groupes nominaux rend la lecture vivante.

Le gras, et son abus

Le gras signale un terme important. Utilisé sur une phrase par paragraphe, il guide. Utilisé sur un tiers du texte, il ne signale plus rien et donne à la page un air de brochure.

Il n'a aucun effet de classement direct. Son intérêt est la lisibilité, et indirectement l'extraction : un passage mis en évidence est un passage que le rédacteur juge autoportant.