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La méta description, ce qu'elle vaut encore

Elle n'influence pas le classement, elle est réécrite dans la majorité des cas, et il faut quand même l'écrire. Explication.

Par Léa Mis à jour le 3 min de lecture

La méta description est un court texte placé dans l'en-tête HTML, censé résumer la page. Elle alimente l'extrait affiché sous le titre dans les résultats.

Les deux faits qu'il faut accepter

Elle n'est pas un facteur de classement. Google l'a confirmé et répété. Y placer des mots-clés ne fait pas monter la page.

Elle est remplacée la plupart du temps. Le moteur préfère souvent un passage du corps de la page, choisi en fonction de la requête posée, parce qu'il correspond mieux à ce que cherche l'internaute. Les mesures publiées situent le taux de réécriture à plus de la moitié des affichages, davantage sur les requêtes longues.

Alors pourquoi l'écrire

Trois raisons tiennent.

Les requêtes de marque. Quand quelqu'un cherche votre entreprise par son nom, le moteur reprend beaucoup plus souvent votre description. C'est l'occasion la plus visible de contrôler votre présentation.

Les partages. Réseaux sociaux et messageries reprennent la description, parfois via les balises Open Graph qui, à défaut, retombent dessus.

L'absence est pire. Une page sans description laisse le moteur composer à partir de n'importe quel fragment, y compris un menu ou un bandeau de cookies. Une description écrite est un plancher.

Comment l'écrire

150 à 160 caractères. Au-delà, la fin est coupée, et la coupure tombe rarement bien.

Une promesse concrète plutôt qu'une description générique. « Les cinq critères qui décident du choix d'un hébergeur, avec les prix constatés en 2026 » vaut mieux que « Découvrez tous nos conseils pour bien choisir votre hébergeur ».

Le terme principal une fois, naturellement, parce que le moteur met en gras les mots de la requête dans l'extrait, ce qui attire l'œil.

Une description par page. Les descriptions dupliquées sur des dizaines de pages sont signalées comme telles, et systématiquement remplacées.

Ce qui ne sert à rien

Bourrer de mots-clés. Le seul effet est de rendre l'extrait illisible les rares fois où il s'affiche.

Y mettre un appel à l'action générique. « Cliquez ici » dans un résultat de recherche n'a jamais convaincu personne, et occupe un cinquième de l'espace disponible.

La rédiger à la main sur dix mille fiches produit. Sur un grand catalogue, une formule automatique bien pensée, qui compose la description à partir des attributs du produit, vaut mieux qu'un champ laissé vide et qu'un travail manuel jamais terminé.

Le cas des grandes quantités

Sur un site à fort volume, la bonne approche consiste à écrire à la main les descriptions des cinquante pages qui comptent, et à générer les autres à partir d'un modèle qui utilise les données propres à chaque page.

Un modèle utile mélange au moins trois variables : une caractéristique distinctive, un chiffre, et un élément de réassurance. Trois variables suffisent à éviter la duplication pure.