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Guide · Popularité et règles du jeu

Ce qui est sanctionné, et comment on s'en relève

Deux mécanismes très différents font chuter un site, et on ne les traite pas de la même façon. Savoir lequel vous concerne est le premier geste.

Par Stéphane Mis à jour le 3 min de lecture

Un site peut perdre de la visibilité de deux façons très différentes, et les confondre fait perdre des mois.

Action manuelle contre filtrage algorithmique

Une action manuelle est une décision prise par un évaluateur humain après examen. Elle est notifiée dans la Search Console, avec son motif et son périmètre. Elle se lève par une correction suivie d'une demande de réexamen.

Un filtrage algorithmique est automatique. Rien n'est notifié. Le site remonte quand les causes disparaissent et que le système réévalue, ce qui prend souvent plusieurs mois.

Le premier réflexe est donc d'ouvrir la Search Console et de regarder s'il y a une notification. S'il n'y en a pas, il n'y a pas de pénalité au sens strict, et chercher à en sortir par une demande de réexamen est inutile.

Ce qui est sanctionné

Les règles de Google visent des résultats, pas des techniques. Sept familles reviennent.

L'abus de contenu à grande échelle. Produire un volume de pages dont chacune, prise isolément, n'apporte rien. Le moyen employé, humain ou automatique, est indifférent.

Les schémas de liens. Achat, échange systématique, réseaux de sites créés pour se lier. La déclaration d'un lien payé par l'attribut approprié suffit à sortir du cadre.

Le cloaking. Servir un contenu différent au moteur et au visiteur. Y compris par de la détection d'agent, ce qui inclut certaines configurations de rendu dynamique mal faites.

Le texte caché. Texte de la couleur du fond, positionné hors écran, en taille nulle. Pratique ancienne, toujours détectée.

Les redirections trompeuses. Envoyer le visiteur ailleurs que ce qu'annonçait le résultat.

L'abus de réputation. Publier du contenu tiers sans rapport sur un domaine établi pour profiter de son autorité. Cette règle, précisée en 2024, a touché de grands médias qui hébergeaient des sections de bons de réduction produites par des tiers.

L'abus de domaine expiré. Racheter un domaine pour son historique et y publier un contenu sans rapport avec son activité passée.

Ce qui n'est pas sanctionné, contrairement à la rumeur

Utiliser une IA pour produire du contenu. Google l'a répété : ce qui compte est le résultat, pas l'outil. Un contenu généré, relu, complété par une expérience réelle et utile est acceptable. Un contenu généré en série et publié sans relecture entre dans l'abus de contenu à grande échelle.

Avoir du contenu dupliqué depuis un fournisseur. Cela rend la page interchangeable, donc difficile à classer, ce qui n'est pas la même chose qu'une sanction.

Baisser après une mise à jour d'algorithme. Ce n'est pas une pénalité, c'est une réévaluation. Le chapitre sur l'analyse d'une baisse de trafic explique comment faire la différence.

Sortir d'une action manuelle

Lire le motif exact. Il indique aussi le périmètre : site entier ou section.

Corriger réellement. Pas masquer. Si le motif est un schéma de liens, il faut retirer ou déclarer les liens concernés, ce qui suppose de les identifier.

Documenter. La demande de réexamen doit expliquer ce qui s'est passé, ce qui a été corrigé, et ce qui empêche que cela recommence. Une demande vague est refusée.

Attendre. Le traitement prend de quelques jours à plusieurs semaines. Renvoyer une demande pendant le traitement n'accélère rien et allonge la file.

La règle qui évite tout cela

Si une pratique ne peut pas être décrite publiquement sans gêne, elle relève probablement d'une de ces familles. Ce test approximatif évite la quasi-totalité des ennuis, et il coûte moins cher qu'une demande de réexamen.