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Guide · Le contenu

Mettre à jour ses contenus, et quand cela rapporte

Changer la date d'un article ne le fait pas remonter. Ce qui remonte, c'est une page dont le contenu a réellement changé, et pas n'importe laquelle.

Par Léa Mis à jour le 3 min de lecture

Mettre à jour un contenu existant coûte moins cher que d'en produire un nouveau, et rapporte souvent davantage. Encore faut-il mettre à jour les bonnes pages, et pour de vraies raisons.

Quand la fraîcheur compte

Elle compte quand le sujet bouge. Un prix, une version de logiciel, une règle fiscale, un classement, une actualité : la page la plus récente répond mieux, et le moteur le sait.

Elle ne compte pas quand le sujet est stable. Une explication du fonctionnement d'une redirection permanente n'a pas besoin d'être republiée chaque trimestre. La republier n'apporte rien et consomme du temps.

Le test : si la réponse correcte a changé depuis la publication, la mise à jour se justifie. Sinon, non.

Ce qui ne marche pas

Changer la date sans changer le texte. Les moteurs comparent le contenu d'une version à l'autre. Un site qui remet toutes ses dates à jour mécaniquement apprend au moteur à ignorer ses dates, y compris quand elles sont justes.

Ajouter un paragraphe en bas de page. Le signal est faible parce que la modification ne touche pas ce qui fait la réponse.

Republier en changeant l'URL. Cela crée une page nouvelle et perd l'historique de l'ancienne, sauf redirection correcte, et encore.

Ce qui marche

Corriger ce qui est faux. Un chiffre périmé, une capture d'écran d'une interface qui n'existe plus, une recommandation devenue mauvaise. C'est le minimum, et c'est aussi ce qui protège la crédibilité.

Compléter ce qui manque. Les requêtes qui produisent des impressions sans clics sur cette page indiquent exactement ce que les lecteurs cherchaient et n'ont pas trouvé.

Fusionner ce qui se disperse. Trois pages faibles sur le même sujet valent moins qu'une page solide. La fusion, avec redirections propres, est une des interventions les plus rentables d'un site ancien.

Restructurer pour l'extraction. Une réponse nette en tête de chaque section, des phrases qui se comprennent isolément. Cela ne change pas le fond et change beaucoup la citabilité.

Quelles pages, dans quel ordre

Contrairement à l'intuition, ce ne sont pas les plus anciennes.

Les pages en deuxième page de résultats. Positions 11 à 25 sur une requête qui compte. Le travail y est déjà fait aux trois quarts, et quelques points suffisent à franchir le seuil.

Les pages qui perdent du taux de clic à position constante. Elles signalent un changement d'affichage ou une promesse de titre qui ne correspond plus.

Les pages qui reçoivent des impressions sur des requêtes qu'elles ne traitent pas. Le moteur a identifié un potentiel que la page ne sert pas encore.

Mesurer l'effet

Datez l'intervention. Comparez les quatre semaines suivantes aux quatre précédentes, sur cette page seulement, et sur trois indicateurs : impressions, clics, position moyenne des requêtes principales.

Trois semaines minimum avant de conclure, parce que la réexploration et le recalcul prennent ce temps.

Et une page à la fois, ou du moins une par lot. Mettre à jour quarante pages le même jour rend tout effet inattribuable.