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E-E-A-T, ou ce qui rend une source crédible
L'E-E-A-T n'est pas un facteur de classement mesurable, et c'est pourtant le cadre qui explique le mieux pourquoi certaines pages tiennent et d'autres non.
E-E-A-T réunit quatre notions : expérience, expertise, autorité, fiabilité. Elles viennent des consignes que Google remet aux évaluateurs humains chargés de noter la qualité des résultats.
Ce que ce n'est pas
Ce n'est pas un facteur de classement. Aucun système ne calcule un score E-E-A-T. Les outils qui affichent un tel score inventent une métrique.
Ce n'est pas non plus une liste de cases à cocher. Ajouter une photo d'auteur et une date ne transforme pas une page creuse en source crédible.
C'est un cadre d'évaluation, qui décrit ce que Google cherche à récompenser et sert de boussole aux équipes qui conçoivent les algorithmes.
Les quatre notions, concrètement
L'expérience. Avez-vous fait la chose dont vous parlez ? Une revue d'outil écrite après l'avoir utilisé six mois ne ressemble pas à une revue compilée depuis d'autres revues. C'est le critère ajouté le plus récemment, et le plus difficile à simuler depuis que produire du texte ne coûte plus rien.
L'expertise. Maîtrisez-vous le sujet ? Cela se lit à la précision du vocabulaire, à la présence de nuances, à la mention des cas où la règle ne s'applique pas.
L'autorité. Êtes-vous reconnu sur ce sujet ? Cela se construit en dehors de votre site : citations, liens, mentions, interventions.
La fiabilité. Peut-on vous croire ? Sources indiquées, chiffres datés, corrections assumées, identité de l'éditeur claire.
Ce que cela donne en pratique
Trois niveaux, et les trois comptent.
Sur la page. Un auteur identifié avec une page personnelle, une date de publication et une date de mise à jour distinctes, des sources vérifiables pour chaque chiffre avancé, et la mention de ce qu'on ne sait pas.
Sur le site. Une page qui dit qui édite le site, une adresse, un contact qui répond, des mentions légales complètes, une politique éditoriale si le site publie du contenu. Une page d'entité bien construite sert autant les moteurs de recherche que les assistants, sujet que nous traitons dans notre guide sur la page d'entité.
En dehors du site. C'est le niveau le moins contrôlable et le plus déterminant. Ce que d'autres sources disent de vous constitue l'essentiel de ce qu'un moteur peut vérifier.
Une règle pratique circule pour ce troisième niveau, empruntée à la méthode Passeport vers la Citation : tout fait important sur votre entreprise devrait être confirmé par au moins trois sources indépendantes de vous. Le chiffre n'a rien de magique, mais il donne un objectif vérifiable là où « développer son autorité » n'en donne aucun.
Les sujets où cela pèse davantage
Google traite avec une exigence particulière les contenus susceptibles d'affecter la santé, la sécurité, la situation financière ou les droits d'une personne. Ces sujets sont désignés dans ses consignes comme ceux où une information fausse cause un préjudice réel.
Sur ces sujets, un contenu anonyme n'a pratiquement aucune chance. La signature par un professionnel identifié, avec ses qualifications, y est une condition d'entrée.
Ce qui a changé avec les contenus générés
Google n'interdit pas les contenus produits avec une IA. Il sanctionne la production à grande échelle sans valeur ajoutée, quel que soit le moyen employé.
La conséquence n'est pas théorique : puisque n'importe qui peut produire un texte correct sur n'importe quel sujet, le texte correct ne distingue plus rien. Ce qui distingue, c'est ce qu'une machine ne peut pas fabriquer : une mesure faite chez soi, un test réel, un cas client documenté, une prise de position qui engage.
C'est aussi ce qu'un moteur de réponse cherche à citer, parce qu'un chiffre inédit attribué à une source identifiée est précisément ce qui a de la valeur dans une réponse.